4.1. Refonte pédagogique orientée vers les processus et l'évaluation continue
La confrontation des recherches actuelles met en lumière une fracture nette entre les approches purement punitives ou technocentrées et les modèles d'ingénierie pédagogique processuelle. Tandis que les dispositifs fondés uniquement sur la surveillance numérique et la détection algorithmique montrent rapidement leurs limites techniques face aux capacités génératives émergentes [8], la littérature converge vers la nécessité d'une reconfiguration des formats d'épreuve [3]. Les tâches fermées ou descriptives à distance présentent une vulnérabilité critique, alors que l'introduction d'évaluations orales, de résolutions de cas complexes situés et de soutenances interactives permet de rétablir une traçabilité directe du raisonnement individuel [4], [8]. Toutefois, une tension conceptuelle persiste au sein des institutions quant au degré d'intégration admissible de ces outils. Si certains modèles préconisent une gouvernance tripartite encadrant rigoureusement la transparence et la responsabilité partagée entre enseignants, apprenants et instances de régulation [1], les politiques universitaires réelles demeurent souvent fragmentées et hétérogènes [3]. La conciliation entre l'autonomie cognitive de l'étudiant et l'usage de l'assistance technologique constitue ainsi une limite majeure qui appelle une clarification normative et éthique globale [3], [4].