3.3. Impact des profils de soutirage et du stockage sur la rentabilité des électrolyseurs
L'analyse techno-économique appliquée aux procédés manufacturiers démontre que la rentabilité des installations de production d'hydrogène vert repose sur la flexibilité opérationnelle et le choix du régime d'approvisionnement électrique. Dans le cadre théorique du couplage sectoriel intégré, le coût actualisé de l'hydrogène s'avère particulièrement sensible au prix de l'électricité, aux dépenses d'investissement de l'électrolyseur, à son facteur de charge ainsi qu'au coût des infrastructures de stockage (crossref-10-2139-ssrn-7152486). L'exploitation flexible des électrolyseurs, lorsqu'elle est combinée à un dimensionnement adéquat du stockage et encadrée par l'intensité carbone, permet d'absorber efficacement les surplus d'électricité renouvelable tout en améliorant la fiabilité d'approvisionnement des sites industriels (crossref-10-2139-ssrn-7152486). Cette dynamique structurelle se confirme lors de l'examen comparatif des modes de raccordement énergétique. L'évaluation des filières d'électrolyse alimentées par des parcs éoliens révèle une divergence économique nette selon la configuration retenue : les installations hors réseau équipées de stockage par batterie affichent un coût de l'hydrogène de l'ordre de 7 /kg en exploitant les périodes de prix d'électricité favorables (64e43961b12388992c5d666d8423d61934fd6fe4). Par ailleurs, la substitution des matières premières industrielles procure une valeur d'atténuation environnementale supérieure au chauffage thermique à basse température (crossref-10-2139-ssrn-7152486). Par conséquent, la viabilité de la réindustrialisation exige d'adapter l'implantation des hubs aux profils tarifaires et de concentrer le vecteur hydrogène sur les applications manufacturières stratégiques.