2.1 Coordination interorganisationnelle et gestion des infrastructures partagées
La mise en place opérationnelle d'un écosystème circulaire au sein de la zone portuaire d'Anvers exige l'adoption d'un modèle d'orchestration structuré par l'autorité portuaire. Ce choix managérial se justifie par la nécessité d'aligner les flux de matières et d'énergie entre des acteurs industriels aux logiques opérationnelles distinctes. Conformément aux analyses de la gestion environnementale des chaînes logistiques portuaires, l'autorité portuaire n'agit plus comme un simple gestionnaire foncier, mais comme un facilitateur stratégique des synergies interentreprises (W3007160725, 2020). Les critères guidant cette sélection reposent sur la capacité d'intégration des infrastructures partagées, l'évaluation du niveau de maturité circulaire des concessions (W3096704853, 2020) et la mise en œuvre d'indicateurs de performance dédiés au suivi des boucles de ressources (W4362573717, 2023). Sur le plan pratique, ce dispositif prévoit la structuration d'une plateforme d'échange d'informations techniques sur les sous-produits industriels et la standardisation des critères environnementaux dans les baux d'amodiation. Cette démarche vise à transformer les relations bilatérales en parcs industriels d'économie circulaire intégrés (crossref-10-55845-joce-2026-41378, 2026). L'application concrète de ce cadre décisionnel entend réduire les asymétries d'information et sécuriser les investissements dans les réseaux de chaleur et de recyclage partagés, garantissant ainsi une gouvernance opérationnelle cohérente pour l'ensemble du complexe portuaire anversois.