3.2 Critères de flexibilité opérationnelle et contraintes de pilotabilité
La présente démarche méthodologique structure l'évaluation techno-économique de la flexibilité opérationnelle des réacteurs nucléaires dans des systèmes électriques caractérisés par une forte pénétration d'énergies renouvelables intermittentes. L'intégration des contraintes physiques de pilotabilité au sein des modèles d'optimisation de capacité constitue un préalable analytique indispensable à la robustesse des scénarios prospectifs. Conformément aux approches récentes de modélisation systémique, la prise en compte explicite du calendrier de fonctionnement des tranches et de la dynamique de la puissance minimale tout au long du cycle d'irradiation permet d'affiner l'évaluation du suivi de charge et de réduire les biais d'estimation portant sur les coûts complets du système ainsi que sur les volumes d'écrêtement des renouvelables (crossref-10-70675-fdae9610za213z4aa9z9d90za98b81e41046). Dès lors, le protocole méthodologique mobilise une modélisation fine de l'adéquation offre-demande afin d'analyser la viabilité technique des parcs combinés et de dépasser les simplifications paramétriques qui occultent les capacités réelles d'ajustement des réacteurs à eau pressurisée. En parallèle, le cadre conceptuel intègre les défis techno-économiques inhérents à l'association simultanée de parts massives d'énergie renouvelable et de production nucléaire, en qualifiant précisément la compétition et la complémentarité entre ces deux options décarbonées (11185113). Ce cadre d'optimisation multicritère permet d'articuler rigoureusement les trajectoires d'extension de durée d'exploitation du parc historique et les stratégies d'accélération du déploiement solaire et éolien sous contraintes d'interconnexion transfrontalière et de résilience du réseau électrique. Cette approche méthodologique unifiée assure ainsi une comparaison objective de la valeur systémique des différentes filières face aux variations structurelles de la demande.