Recommandations pour les politiques publiques et éducatives en France
L'élaboration de réponses adaptées à l'impact des plateformes en ligne sur les adolescents français impose d'inscrire l'environnement numérique au cœur des déterminants sociaux de la santé mentale [3]. Face aux risques d'anxiété et de vulnérabilité psychosociale identifiés dans les usages quotidiens, l'action publique ne peut se limiter à des mesures d'interdiction strictes. Une première recommandation consiste à déployer des programmes structurés de littératie numérique critique dans les collèges et lycées, orientés vers le développement de compétences d'autorégulation et l'analyse réflexive des contenus [6]. Cette éducation aux médias doit s'accompagner d'outils de médiation parentale et de soutien communautaire, consolidant les repères relationnels essentiels au bien-être des jeunes [1]. Par ailleurs, les institutions scolaires et sanitaires doivent renforcer la formation continue des professionnels de première ligne, notamment les conseillers d'orientation et les personnels soignants, afin d'assurer un repérage précoce des signaux de détresse psychologique liés aux dynamiques en réseau. L'articulation de la prévention éducative, de la sensibilisation familiale et de la prise en charge clinique constitue ainsi le socle indispensable pour promouvoir une citoyenneté numérique protectrice et émancipatrice.