La gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC) s'est imposée comme un outil incontournable de pilotage des ressources humaines, permettant d'anticiper les mutations organisationnelles tout en favorisant le développement des compétences [3][4]. Dans un environnement globalisé et hautement concurrentiel, la performance sociale des entreprises dépend étroitement de leur capacité à aligner leurs besoins stratégiques avec les aspirations de leur capital humain [2].
Au sein du Port Autonome de Dakar, la complexité des métiers et les exigences logistiques imposent une gestion rigoureuse des talents. Toutefois, l'articulation entre les dispositifs de GPEC et la mobilité réelle des collaborateurs reste une problématique centrale pour la pérennité de l'organisation [1]. Il convient dès lors d'interroger la manière dont ces outils influencent les trajectoires professionnelles.
Cette étude se propose d'analyser l'impact de la GPEC sur la mobilité du capital humain porteur. À travers une méthodologie d'analyse documentaire comparative, ce travail examine les mécanismes de gestion des compétences en vigueur afin d'identifier les leviers d'optimisation favorisant une mobilité interne dynamique et cohérente avec les impératifs de performance portuaire.
La présente réflexion s'articule autour d'une revue de la littérature sur la GPEC, suivie d'une analyse contextuelle du Port Autonome de Dakar, pour aboutir à des recommandations stratégiques visant à renforcer l'adéquation entre les besoins de l'institution et le développement des compétences de ses collaborateurs.