Alignement stratégique de la GPEC et dynamiques de mobilité au sein des structures publiques et parapubliques
L'analyse de l'impact des dispositifs de gestion prévisionnelle sur le capital humain met en évidence une tension structurelle entre la rationalisation théorique des compétences et les réalités de leur déploiement opérationnel. D'une part, la littérature fondamentale positionne la démarche prévisionnelle comme un instrument d'anticipation conçu pour combler les écarts qualitatifs et quantitatifs au sein des organisations (LA GESTION PRÉVISIONNELLE DES EMPLOIS ET DES COMPÉTENCES (GPEC), 2015). Dans ce cadre conceptuel, la mobilité professionnelle opère comme un vecteur d'adaptation continue, favorisant la polyvalence et la valorisation des compétences individuelles. D'autre part, les études appliquées aux contextes institutionnels similaires révèlent que l'instrumentation RH reste souvent inachevée, limitée par des rigidités administratives et un manque d'intégration stratégique globale (Gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC) au Maroc : un outil stratégique inachevé, 2025). L'examen de la fonction publique confirme que les retombées positives de ces politiques sur l'efficacité des effectifs dépendent de la cohérence entre les référentiels de métiers et les dispositifs réels de promotion interne (La gestion prévisionnelle des effectifs des emplois et des compétences dans la fonction publique : mise en place et impacts, 2026). Ainsi, la transposition de ce cadre au Port Autonome de Dakar implique que la mobilité ne soit plus appréhendée comme une simple variable d'ajustement statutaire, mais comme un levier central de développement des compétences face aux exigences de modernisation technique et logistique des activités portuaires.